FRANCE CUBA HÉRAULT

jeudi 10 janvier 2019

2019

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vendredi 4 janvier 2019

POUR LA FIN DU BLOCUS CONTRE CUBA

bloqueo+a+cubaPour la 27eme fois depuis 1992, le 1er novembre 2018 l'Assemblée générale des Nations Unies a voté oui pour la résolution « Pour mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba »

Elle a rassemblé 189 voix contre deux (USA et Israël ); les huit amendements portés par les USA ont été repoussés.

Bien que politiquement isolés sur le plan international, les Etats-Unis de Trump, continuent de détricoter les quelques mesures positives prises par B.Obama notamment par l’établissement d’une nouvelle liste des entités cubaines avec lesquelles les compagnies nord-américaines se verront interdire toute transaction commerciale avec les secteurs de la défense et de la sécurité nationale de Cuba.

« L'intensification du blocus de Cuba s'est accompagnée d'une rhétorique agressive, menaçante, irrespectueuse et de contraintes de la part des plus hauts niveaux de l'administration américaine » « Les mesures américaines ont provoqué une diminution considérable des visites en provenance des États-Unis et mis en difficulté nos entreprises cubaines, » dénonce le gouvernement cubain.

Outre les gigantesques conséquences financières* depuis près de 60 ans de blocus, Cuba souffre de l’impossibilité d’acquérir normalement les produits alimentaires, médicaux et de consommation courante, comme ceux de haute technologie. Malgré cela, les soins à la santé, l’éducation de la petite enfance à l’université, le sport sont gratuitement à la disposition pour tout le peuple; performances reconnues internationalement.

Comme les guerres, les blocus pour affamer les peuples sont des crimes contre l’Humanité. Les sanctions financières sont les moyens modernes des tout-puissants pour empêcher les peuples de déterminer souverainement leur propre destin et expérience originale. A cela s’ajoute la guerre médiatique et les manœuvre juridiques à la disposition de ces tout-puissants.Le Venezuela, le Brésil, l’Iran, le Yémen, la Palestine, la Grèce, et même la Russie et l’Italie…. sont les terrains de jeux du système dominateur de la finance internationale.

Que deviendraient nos différents départements insulaires français, déjà précarisés, si un blocus équivalent leurs était appliqué ?

Si Cuba a pu résister depuis un demi-siècle, avec des périodes de sacrifices et de difficultés pour la population, c’est certainement que son système politique et économique a le soutien de la grande majorité de son peuple.

 *Le blocus des États-Unis a fait perdre 4,321 milliards de dollars à Cuba, entre avril 2017 et mars de cette année, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères de l'île.

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mardi 4 septembre 2018

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jeudi 26 juillet 2018

26 JUILLET 2018 À MONTPELLIER

 

 

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À Montpellier, comme tous les ans, à l'appel de France Cuba Hérault le 26 juillet 2018, jour de la fête nationale cubaine, c'est tenu un rassemblement devant la statue de José Marti. Hugues Bousquet, vice-président de France Cuba Hérault  a rendu un hommage à Cuba et à son peuple en présence de Maud Bodkin conseillère municipale de Montpellier représentant le maire de cette ville Philippe Saurel, des représentants de Montpellier Cuba solidarité et de la Libre Pensée Héraultaise. Maud Bodkin a souligné l'importance des liens qui doivent exister, par delà les gouvernants, entre les pays et leur population respective.

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Trois gerbes ont été déposées par France Cuba hérault, la Ville de Montpellier et  Montpellier Cuba solidarité

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En cette journée du 26 juillet 2018, fête nationale du Peuple cubain, comment devant ce buste de José Marti, poète, écrivain, journaliste, homme politique et révolutionnaire cubain, ne pas rappeler qu’il consacra sa vie à la fin du XIX siècle à l’indépendance de Cuba ? Officier dans l'armée des généraux Maceo et Gomez en lutte contre l’armée coloniale de l'Espagne, il montra l'exemple suprême le 19 mai 1895 lors de la Bataille de Dos Rios.en tombant à 42 ans, les armes à la main. Comment aussi ne pas faire un rapprochement avec la vie et la mort de Che Guevarra ?

Les écrits de José Marti, dénonciateur de la politique impérialiste naissante des États Unis envers les pays de l’Amérique Latine, auront une influence majeure sur Fidel Castro et ses compagnons. Aujourd’hui, face à Trump qui maintient, bec et ongles, et même qui renforce un blocus économique inique contre Cuba, José Marti proclamé « Apôtre de l’indépendance » demeure un exemple de ténacité révolutionnaire pour les Cubains, et même pour d’autres peuples opprimés.

Peu de jour après la disparition de Fidel Castro, les experts nous expliquaient doctement dans les médias que la fin du socialisme cubain n’était qu’une question de jours. Quelques mois après, avec le départ de Raul Castro, les mêmes reprenaient et commençaient une campagne calomnieuse contre Miguel Diaz Bernudez, nouveau pré­sident du Conseil d’État et du Conseil des ministres. Sa jeunesse, sa simplicité ne pouvaient qu’exciter ces chiens de garde du capitalisme.

Aujourd’hui, les Cubains commémorent et n’oublient pas le 26 juillet 1953. Jour où des jeunes, épris de liberté, avec à leur tête Fidel Castro, se lancèrent à l’assaut de la dictature d’un général félon ami des USA, Fulgencio Bautista. C’est massivement qu’ils le font dans toutes les villes cubaines...

Cuba et son peuple résistent à un blocus économique, commercial et financier appliqué sans faille par les États-Unis et qui dure depuis 1961. Au sein de l’organisation des Nations Unis, 191 pays se sont prononcésfin 2017 pour la levée du blocus. Seul deux pays, les États-Unis et Israël ont voté contre , deux votes piétinant le droit international par deux pays ayant des gouvernants s’y connaissant en la matière.

France Cuba Hérault continuera - avec d'autres associations - sa solidarité concrete avec les cubains à travers des participations financières pour des réaliser des projets dans les domaines économiques et sociaux. Nous poursuivrons à dire la réalité cubaine, ses succès souvent minorés, cachés par les médias et aussi ses difficultés… rien n'est facile et simple pour un pays pratiquant une politique de justice sociale, de santé, de logements, d'éducation et de culture pour tous… avec un grand pays voisin qui tente depuis des dizaines d’années de l’étouffer.

Alors encore une fois, en ce 26 juillet 2018 :   « VIVA CUBA ! HASTA LA VICTORIA ! SIEMPRE ! VENCEREMOS ! »

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lundi 25 juin 2018

JEUDI 26 JUILLET 2018 - 11h - À MONTPELLIER

Jour de fête nationale à Cuba, an­niversaire de l’attaque de la caserne « Moncada » à Santiago le 26 juillet 1953,

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11h : prise de parole et banderoles et dépôt d’une gerbe devant la statue de José Marti, bd Louis Blanc (Couventdes Ursulines à Montpellier).

 

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CUBA SOCIALISTE CONTINUE !

P1040834r 1À la mort de Fidel Castro les médias pronostiquaient, dans les jours qui sui­vaient, la fin de « Cuba socialista ». Au re­trait de Raul Castro, les journa­listes, lisant l’avenir de Cuba dans le marc de café concocté dans les couloirs de la Maison blanche et de la CIA nous rever­saient la même soupe anti-cubaine. Miguel Diaz Bernudez, nouveau pré­sident du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à leurs yeux, ne peut-être qu’un dic­tateur, néfaste pour le peuple cubain. France Cuba n’a jamais caché les difficultés et tra­vers de la société ; là rien d’étonnant car ceux-ci sont réguliè­rement et depuis long­temps mis sur la place publique à tra­vers les médias cubains. Si certains sont corrigés, d’autres demeurent car ils sont les conséquences d’un blocus accen­tué par Trump, « un idiot complétement cinglé » comme le nomme avec un certain humour l’acteur Robert de Niro.

Mais nous savons bien que ce président représente et ap­plique la politique d’une branche réactionnaire au possible du capitalisme américain et des milieux d’extrême droite états-unien. D’où la nécessité de notre association de continuer ses actions d’explications sur la réalité cubaine et sa solidarité maté­rielle. C’est dans ce cadre que les amis de Cuba socialiste se retrouveront le jeudi 26 juillet, comme tous les ans, devant la statue de José Marti à Montpellier.

Avec un peu de retard nous publions ci-après un article du journal Granma sur Miguel Diaz Bernudez :

« Le 24 février 2013, Raul Castro avait annoncé que ce serait son deuxième et dernier mandat. L’Assemblée Natio­nale du Pouvoir Populaire a élu, le 19 avril dernier, Miguel Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres. Dans le même temps, Salvador Valdés Mesa, a été élu premier vice-président des mêmes instances.

 Miguel Diaz-Canel a un parcours professionnel de près de 35 ans. Diplômé en ingénierie électronique, il a travaillé dans cette branche et exercé comme professeur à la Faculté de génie électrique de Las Villas. Membre de la direction de l’Union des Jeunes Communistes jusqu’à sa nomination au travail professionnel au sein du Parti Communiste. Il est membre du Comité central du Parti depuis 1991 et il a été élu au Bureau politique, il y a 15 ans. En 2009, il a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur et en 2012 vice-président du Conseil des ministres chargé de l’éduca­tion, de la science, du sport et de la culture. En 2013, il a été élu vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres. Dans son discours de clôture de la session constitutive de la 9ème législature de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Popu­laire, Raul Castro signale que « le camarade Miguel Diaz-Canel n’est pas un candidat improvisé ; au fil des années il a fait preuve de maturité, de capacité de travail, de solidité idéologique, de sensibilité politique, d’engagement et de loyauté envers la Révolution. Son accession à la plus haute responsabilité de l’État et du gouvernement de la nation n’est ni le fruit du hasard ni de la précipitation. »

L’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire a également élu Salvador Valdés Mesa, Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, ingénieur agro­nome et ancien secrétaire général de la Confédération des Travailleurs Cubains (CTC) de 2006 à 2013. Il est membre du Comité central du Parti Communiste depuis 1991 et de son Bureau politique depuis 2006. Le Conseil D’état a été renouvelé à 42% et les femmes re­présentent 48,4% de cette instance et 53,22% des députés à l’Assemblée nationale ; trois femmes ont été élues vice-présidente du Conseil d’État. Raul Castro continuera à exercer les fonctions de Premier secrétaire du Comité cen­tral du Parti Communiste jusqu’en 2021, lors de la tenue du 8ème congrès et a dit « jusqu’à la fin du processus de transfert progressif et ordonné des principales responsabi­lités aux nouvelles générations ».

miguel_diaz-canel_bermudezDans son discours à l’Assemble Générale du Pouvoir Popu­laire, le 19 avril, Miguel Diaz-Canel a déclaré : « Nous vivons dans une conjoncture mondiale caractérisée par des menaces croissantes contre la paix et la sécurité, des guerres d’intervention, des menaces à la survie de l’espèce humaine et un ordre économique international injuste et excluant. La politique extérieure de Cuba restera inchan­gée et nous réaffirmons que personne ne parviendra à af­faiblir la Révolution, ni à soumettre le peuple cubain, parce que Cuba ne fait pas de concession sur sa souverai­neté et son indépendance ; elle ne négociera pas sur des principes et n’acceptera aucune condition. Nous ne céde­rons jamais face aux pressions ou aux menaces. C’est le peuple cubain qui continuera à décider en toute souverai­neté des changements qui s’avèreront nécessaires. Dans cette législature il n’y aura pas de place pour ceux qui as­pirent à la restauration capitaliste. Cette législature défen­dra la Révolution et poursuivra le perfectionnement du so­cialisme. Insistant sur les valeurs transmises par Fidel à travers son concept de révolution, Miguel Diaz-Canel affirme : « Nous n’oublions pas une seconde que la Révo­lution est unité, indépendance, c’est lutter pour nos rêves de justice pour Cuba et le monde, qui est à la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationa­lisme ». Cuba résiste depuis plus de 50 ans sans se soumettre au blocus économique, commercial, politique et médiatique.

France Cuba Hérault sera toujours au côté du peuple cubain et de ses dirigeants contre le blocus, pour la fermeture de la prison de Guantanamo et le retour du territoire à Cuba et pour faire connaître la vérité contre les médias à la solde du capitalisme.

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2018

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 DSC_0607L’assemblée générale de notre association s’est tenue en présence de Yurielkis Sarduy Martinez, Première secrétaire de l’ambassade de Cuba, Didier Philippe, président de France Cuba, Régis Vandeweghe vice-président de France Cuba National. En ouverture, fût projeté un film sur Fidel produit par le Comité du Val d’Oise.
Le rapport moral du président Alain Berthelemy, celui des activités de Francis Plantier et le rapport financier du trésorier Francis Occhuizzi fûrent votés à l’unanimité. Dans son intervention, Didier Philippe remercie notre comité pour le don versé en solidarité après le passage de l’ouragan Irma. Il précise que dix mois après, les déplacements étaient encore difficiles, douze provinces sur quinze ont été touchées. Il intervient également sur l’indispensable présence de notre stand à la fête de l’Humanité. Il insiste sur le rôle des médias nationaux et internationaux. « France Cuba a un rôle d’information pour rétablir la vérité ».

L’accord Union Européenne-Cuba a été mis en œuvre provisoirement le 1er novembre 2017. Il doit être ratifié par les Parlements nationaux. France Cuba doit rencontrer les représentants du Sénat et de l’Assemblée nationale pour que la France ratifie rapidement cet accord. Il précise que seront commémorés cette année, le 90ème anniversaire de la naissance du Che en juin, le 150 ème anniversaire (10 octobre 1868) de la première guerre d’indépendance et le 1er janvier 2019, le 60 ème anniversaire de la victoire de la Révolution. De la discussion émane l’organisation d’une journée pour cette commémoration.

INTERVENTION D’URIELKIS SARDUY MARTINEZ, PREMIÈRE SECRÉTAIRE DE L’AMBASSADE DE CUBA, RESPONSABLE DES AFFAIRES POLITIQUES
Nous ne pouvons que nous féliciter de la présence à Béziers de madame Yurielkis Sarduy et remercier monsieur l’ambassadeur d’avoir permis sa venue à notre assemblée générale du 18 février dernier. Sa présence ainsi que celle de Didier Philippe, président de France Cuba, ont été unanimement appréciées.
Dans son intervention, elle n’a éludé aucune des questions politiques auxquelles est confronté Cuba socialiste, les progrès accomplis, comme les difficultés, sans langue de bois. Elle a développé plusieurs sujets et notamment :
- Irma, le plus puissant ouragan de l’Atlantique, qui a frappé tout le pays et qui a occasionné des dégâts matériels considérables évalués à 13 milliards de pesos. Notre comité a activement participé à la solidarité avec le peuple cubain, parmi les nombreux soutiens du monde entier. Elle ajoute que dans le même temps Cuba a envoyé des médecins en Martinique.
- 2017 a connu une forte augmentation du PIB ; 2018 devrait connaître une croissance de 2%. Pour résoudre l’ensemble des problèmes posés à l’île, il faut 6 à 8% de progression économique. Le secteur touristique est en nette progression notamment avec les États-Unis, 600 000 voyageurs, mais Trump durcit les conditions de voyage.
- Depuis 2011, Cuba actualise son modèle économique et l’un des aspects les plus importants est l’élimination de la dualité monétaire qui entraîne des difficultés liées aux contextes;
- Les élections de 2018 vont amener une nouvelle génération au pouvoir qui va continuer le processus. Le 11 mars 2018 élection des députés à l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire et le 10 avril, élection du Conseil d’État qui élit le président. Raul Castro ne se représente pas et la question de deux mandats est posée. - Cuba vit une période de désinformation de la part de l’essentiel des médias. « La jeune génération n’est pas en capacité de poursuivre la Révolution historique », question éminemment politique posée au peuple cubain lui-même.
- Le blocus, si Obama avait reconnu que le blocus n’a pas permis de supprimer Cuba socialiste, les États-Unis étaient isolés dans la région. L’élection de Trump rend la situation encore plus difficile aujourd’hui. Pour rappel, sur 193 pays membre de l’Assemblée générale de l’ONU, seul deux (États-Unis et Israël) se sont opposés à la levée du blocus, au nom sans doute de la « liberté » du capital de piller la planète et d’asservir les peuples. Cuba essaie de travailler avec des banques qui n’ont pas de relations avec les États-Unis.
- Cuba était le seul pays d’Amérique Latine qui n’avait pas d’accord écrit avec l’Union Européenne. C’est fait, et depuis le 1er novembre 2017, il est mis en œuvre de manière provisoire jusqu’à ratification par les parlements nationaux ; seuls six articles sur 89 doivent être ratifiés. Yurielkis met l’accent sur le rôle joué par Fédérica Moghérini, secrétaire aux Affaires extérieures de l’Union Européenne et souligne le développement des liens économiques et commerciaux avec le gouvernement Hollande.
- Yurielkis insiste sur l’espérance de vie à Cuba, sur le taux de mortalité infantile, sur la coopération à l’étranger, quarante mille coopérants, médecins et autres, ainsi que la mise en œuvre de la méthode d’alphabétisation cubaine « oui je peux » dans divers pays. Progrès et difficultés, ombres et lumières, le chemin de l’émancipation depuis bientôt 60 ans face à l’impérialisme
est un combat quotidien. Une île et son peuple de 11 millions d’habitants démontrent qu’un autre possible que l’exploitation capitaliste est à l’ordre du jour et une réalité. Le combat de classe n’en est que plus rude. Lorsque l’on voit où en est Cuba en matière de santé et d’enseignement notamment, une question surgit « Où en serait Cuba socialiste sans le blocus assassin qui dure depuis plus d’un demi- siècle ? ».
Nous devons porter cette question de fond avec détermination. Notre solidarité matérielle, financière, est aussi une solidarité politique.
HASTA LA VICTORIA, SIEMPRE !

DSC_0624RAPPORT MORAL 2017 DU PRÉSIDENT ALAIN BERTHELEMY
Les 14 mois écoulés, du premier novembre 2016 au 31 décembre 2017, seront donc l’objet de cette assemblée pour faire le bilan de l’exercice écoulé et préparer l’activté de l’année en cours. Le temps passe très vite, le CA élu n’a pas ménagé ses efforts pour tenir un bon niveau d’activité, et ce malgré les aléas de santé de quelques membres du bureau.
Rappel des évènements majeurs depuis la dernière AG du 6 novembre 2016

  1. La mort de Fidel le 25 novembre 2016
  2. L’élection de Trump le 8 novembre 2016
  3. Les cyclones Matthew à l’automne 2016, puis Irma en septembre 2017
  4. Une situation internationale défavorable en Amérique Latine et particulièrement les tentatives de déstabilisation du Venezuela

Sur tous ces sujets, France Cuba, et particulièrement notre comité a un devoir de solidarité et que nous communiquons à nos adhérents et à un plus large public grâce à nos initiatives et nos modestes moyens d’information. La présence de Didier et de Yuri nous permet de renforcer nos liens avec la direction nationale et l’ambassade ; ils nous donneront plus de précision sur la santé de l’association et sur l’actualité cubaine. Cela me permet de présenter un rapport plus succinct pour éviter la redondance des différents rapports. Néanmoins je suis obligé d’évoquer sommairement les points cités précédemment. L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis a créé un choc et une réprobation très large sur l’ensemble de la planète (à quelques exceptions près de l’extrême droite, notamment le maire de Béziers). L’imprévisibilité du personnage et sa volonté d’effacer les décisions et quelques avancées prises par son prédécesseur B. Obama, ne peuvent que nous inquiéter concernant la nouvelle politique états-unienne vis-à-vis de Cuba. Son récent discours au Congrès confirme que la restitution du territoire de Guantanamo à Cuba n’est pas à l’ordre du jour. Les relations diplomatiques USA/CUBA amorcées en fin de mandat d’Obama et les espoirs d’une réelle levée du blocus sont l’objet de beaucoup d’incertitudes ; l’épisode du soi-disant rayonnement électromagnétique dans l’ambassade US à La Havane a servi de prétexte pour discréditer le processus engagé en décembre 2014. Certes Cuba est habitué depuis un demi-siècle à la volteface des différentes administrations états-uniennes (Fidel a cependant résisté à douze présidents démocrates ou républicains).
Si les relations avec l’Europe se sont améliorées, notamment avec sa représentante Federica Maghérini , l’Europe, et en particulier la France, a tendance à se ranger, au delà des mots sur la position états-unienne, par exemple au sujet du Venezuela.
Pendant cette dernière période les reportages télévisés sur Cuba ont souffert de moins d’attaques systématiques et caricaturales. Quelques uns, diffusés sur les chaines publiques, ont donné une image plutôt positive sur la vie cubaine et nous invitent à préparer un prochain voyage à Cuba. Si les médias ont épargné Cuba, ils se sont, par contre, acharné sur le Venezuela. Dans l’ensemble des pays d’Amérique latine, la politique sociale, la démocratie participative et la redistribution des ressources ont permis à l’ensemble de la population de bénéficier d’énormes progrès concernant la santé, l’éducation et le niveau de vie ,sans comparaison avec la situation dans la majorité des pays d’Afrique ou d’Asie, et même pour les populations défavorisées des pays riches, notamment du Moyen Orient où les droits humains sont bafoués.
La situation au Venezuela est difficile et fragile, elle affecte fortement Cuba et toute l’Alliance bolivarienne. La richesse pétrolifère du sous-sol vénézuélien est évidemment un objectif pour les USA et ses alliés des pétro-monarchies, qui par la baisse des cours du pétrole ont affaibli leurs principales cibles, le Venezuela et la Russie particulièrement.
La perte, ces dernières décennies, de la souveraineté des USA sur l’Amérique latine, a entrainé de nombreuses manœuvres, voire coup d’état notamment en Honduras, par la manipulation et le financement de dissidences d’extrême-droite pour remettre en cause les processus démocratiques, d’où l’avenir incertain et fragile du Brésil, du Chili, du Venezuela, de l’Équateur, de l’Argentine, de la Bolivie, j’en oublie certainement. Cuba n’est pas à l’abri de ce processus puisque les États-Unis continuent de financer très largement de nombreuses officines (une trentaine perçoivent de quelques dizaines à des centaines de milliers de dollars) pour alimenter et promouvoir une dissidence qualifiée de « société civile » ayant les faveurs de nos médias occidentaux. La population cubaine est sûrement mieux armée pour affronter le risque d’une contre-révolution souhaitée et organisée par son impérial voisin, même si les déclarations d’Obama affirmaient le contraire à l’issue des accords de décembre 2014. La liberté de la presse est le cheval de bataille de nos médias sur Cuba pour faire croire à une dictature. Alors que dans ce monde en guerre, avec son lot de bombardements aveugles et injustifiés où plus de 2300 journalistes et professionnels des médias ont trouvé la mort depuis 1990, à Cuba aucune disparition ni meurtre n’est adéplorer. Cela n’empêche pas RSF de classer Cuba en fin de peloton des pays les plus dangereux pour le journalisme après l’Irak, la Turquie ou le Mexique. Comprenne qui pourra !
La mort de Fidel, même si elle était prévisible compte tenu de son état de santé, a bouleversé tout le peuple cubain. Le Commandante est, et restera, à l’instar de José Marti, le père de la Révolution cubaine, ses funérailles populaires et la reconnaissance internationale en témoignent.
À Cuba, les élections des délégués aux assemblées municipales du pouvoir populaire ont eu lieu le 17 décembre 2017. Elles ont précédé les élections législatives du 11 mars prochain. L’Assemblée nationale élira les membres du Conseil d’État, qui nommera son président pour exercer la fonction de chef d’État à partir du 19 avri 2018. Raoul Castro a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, après la succession de Fidel en 2008.
Contrairement à la rumeur populaire, le blocus est toujours en vigueur depuis maintenant 56 ans, malgré le vote du 1er novembre 2017 à l’Assemblée générale des Nations Unies. La résolution « pour mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba » a rassemblé 191 voix contre deux (USA et Israël qui s’étaient abstenus en 2016). Les blocus sont des crimes contre l’humanité perpétrés pour nuire à la population civile, qu’ils visent Gaza, le Yémen ou Cuba. Les murs et les frontières barbelées contre les populations doivent s’ouvrir, comme elles se sont ouvertes uniquement pour le commerce et la fuite des capitaux au seul bénéfice d’un système oligarchique et capitaliste.
En plus de subir le blocus, bien qu’en pointe pour la préservation écologique de son territoire et du littoral, les scientifiques le reconnaissent, Cuba est régulièrement victime du dérèglement climatique à travers les ouragans et cyclones. Nous avons participé aux collectes de solidarité pour les deux derniers cyclones notre comité a versé plus de 15 000 euros (y compris les dons personnels) aux collectes nationales de solidarité. Matthews à l’automne 2016 dans la région de Guantanamo où la ville de Baracoa fut détruite à 90%, sans faire de victimes, mais avec d’énormes dommages pour la population, la production de
café et de cacao. Puis Irma en septembre dernier quitouché 12 provinces du littoral nord du pays, de Matanzas à la Havane en passant par les Cayos, avec dix pertes humaines, malgré l’organisation exemplaire des secours. Les dégâts ont été estimés à 13 milliards de CUC. Pour Baracoa nous avons participé à part égale de 1500€ au projet du comité de Toulouse par l’achat sur place de climatiseurs destinés à  la polyclinique « Hermanos Tamayo ». Nous gardons le contact avec le comité toulousain pour renouveler cette forme de solidarité. De même que nous avons toujours répondu favorablementtoutes les propositions du Comité national. Le tourisme est en constante progression depuis quelques années, avec près de 2,7 milliards d’euros de recettes,représente le deuxième secteur économique pour le pays. Bien que le coût des séjours soit relativement élevé, près de 4,7 millions de visiteurs étrangers se sont rendusCuba ces douze derniers mois, près de 187 000 Français sont allés à Cuba en 2016 (7e rang des visiteurs étrangers, loin derrière les 1,3 millions de Canadiens). Pour ceux qui envisagent de visiter Cuba, je les invite à prendre contact avec Marie Josée Castaing.
La dualité interne des monnaies affecte l’économie et le commerce, elle demeure un objectif difficile à résoudre et prendra du temps. Elle entraine des inégalités et des pratiques à la marge de la légalité (combines, marché noir ou corruption) communes à de très nombreux pays touristiques.
Complément de la revue nationale Cuba SI, notre revue Venceremos relate l’activité de notre comité, avec une parution moyenne de 3/an. Sa présentation couleurs rend plus agréable sa lecture, mais augmente le coût de chaque exemplaire (entre 1 et 2 € avec les frais postaux). Le blog est également un bon complément aux périodiques imprimés, nous vous invitons à le consulter régulièrement. Nous maintenons nos effectifs, les nouvelles adhésions compensent les quelques départs naturels pour une association de solidarité. Pour la tombola, nous avons tiré 800 billets, elle permet de financer en partie les frais de cette assemblée générale.


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mardi 9 janvier 2018

voeux 2018 FCH INTERIEUR

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dimanche 8 octobre 2017

À BÉZIERS - "ROUGES ANNÉES"

invitation rouges années

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EL GUERILLERO HEROICO, SIEMPRE PRESENTE !

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Il y a 50 ans, le 9 octobre 1967 en Bolivie, Che Guevara, blessé et capturé la veille après un combat de plus de trois heures contre l'armée bolivienne - encadrée par des américains des forces spéciales - était lâchement assassiné sur ordre de la CIA dans le petit village de La Higuera. Retracer la vie et l'action révolutionnaire, militaire et politique du Guérillero héroïque en quelques lignes serait une gageure. Toutefois et simplement nous rappellerons quelques étapes de sa vie. Étapes qui marquèrent l'histoire contemporaine de Cuba mais aussi celle de nombreux pays, non pas uniquement de l'Amérique latine...

En mai 1954, son engagement aux cotés des forces guatémal­tèques soutenant le régime progressiste du général Arbenz l’amène tout naturellement à rejoindre définitivement – à Mexico en juillet 1955 - Fidel Castro et le M23-7. Rescapé du Granma, dans la Sierra Maestra, Che sera médecin-guerillero, créateur de « Radio Rebelde », commandant avec Camillo Cienfuegos de la 8eme colonne qui délivrera notamment Santa Clara et entrera le 2 janvier 1959 dans La Havane… Avec le triomphe de la Révolution, Che sera un des dirigeants de la réforme agraire, président de la Banque nationale de Cuba, puis en février 1961 ministre de l'Industrie. Durant cette année il écrit « La Guerre de guérilla » ouvrage théorique et pratique dont vont s'emparer la plupart des mouvements révolution­naires ; c'est l'époque du « créer un, deux, trois Vietnam ! ». En 1965 sort « Le Socialisme et l'homme à Cuba » livre théo­rique sur le besoin d'un « homme nouveau ».

Le 17 décembre 1964 il débute un voyage de trois mois no­tamment par Alger, Le Caire, Djakarta, Pékin, Moscou, Prague, Bamako… L'événement marquant sera le discours d'Alger (24 février 65) lors du Séminaire économique de solidarité afro-asiatique où il dénonce le néo-colonialisme de l'Occident, met en cause la politique de l'URSS vis à vis des mouvements révolutionnaires. Le 1er avril 1965, Che Guevara écrit une lettre d'adieu à Fidel où il annonce son départ pour «  lutter contre l’impérialisme où qu’il soit ». Ce sera d'abord le Congo, puis la Bolivie.

Sa vie, son engagement, sa mort feront du Che - à juste titre – le « Guerillero héroico »  dont le combat révolutionnaire exemplaire doit être honoré et défendu.

HASTA SIEMPRE COMMANDANTE !

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  LETTRE D'ADIEU DU CHE À FIDEL

 

Année de l'agriculture - La Havane

 « Fidel,

 Je me souviens en ce moment de tant de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance chez Maria Antonia, où tu m’as proposé de venir et de toute la tension qui entourait les préparatifs. Un jour, on nous demanda qui devait être prévenu en cas de décès, et la possi­bilité réelle de la mort nous frappa tous profondé­ment. Par la suite, nous avons appris que cela était vrai et que dans une révolution il faut vaincre ou mourir (si elle est véritable). De nombreux ca­marades sont tombés sur le chemin de la victoire. Au­jourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent.

 J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son ter­ritoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien. Je dé­missionne formelle­ment de mes fonctions à la Direction du Parti, de mon poste de ministre, je renonce à mon grade de commandant et à ma natio­nalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba en dehors de liens d’une autre nature qu’on n’annule pas comme des titres ou des grades. En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffi­samment d’honnêteté et de dé­vouement à la consolidation du triomphe révolution­naire. Si j’ai commis une faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d’hommes et de révolutionnaire. J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d’Etat fut aussi brillant dans de telles circonstances, et je me féli­cite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir partagé ta façon de penser, de voir et d’apprécier les dangers et les principes.

D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue de nous séparer. Je veux que tu saches que je le fais avec un mélange de joie et de douleur; je laisse ici les plus pures de mes es­pérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime… et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. J’en éprouve un déchire­ment. Sur les nouveaux champs de bataille je porterai en moi la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolution­naire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il soit ; ceci me réconforte et guérit les plus profondes blessures.

 Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute res­ponsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure déci­sive, ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus parti­culièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseigne­ments et ton exemple ; j’essaierai d’y rester fidèle jusqu’au bout de mes actes. J’ai toujours été en accord total avec la poli­tique extérieure de notre Révolution et je le reste encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolu­tionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et je ne le regrette pas ; au contraire, je suis heureux qu’il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’État leur donnera ce qu’il faut pour vivre et s’instruire. J’aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n’est pas la peine de noircir du papier en vain.

 Jusqu’à la victoire, toujours.

 La Patrie ou la Mort !

 Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire »

 ERNESTO CHE GUEVARA

 

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