FRANCE CUBA HÉRAULT

mercredi 13 février 2019

ASSEMBLÉE GÉNERALE 2018 DE FRANCE CUBA HÉRAULT

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Aprés avoir remrcier Yurielkis Sarduy Martinez première secrétaire politique, représentant l’ambassadeur Elio RODRIGUEZ, le représentant de la direction nationale de France Cuba Didier Phillipe, le  président de France Cuba Hérault Alain Berthelemy annonçait le décés de l'ancienne secrétaire (2000-2006) Danielle Baruteu décédée le 13 décembre dernier et celui d'André Minier, ancien président de France Cuba (originaire du Loiret). Puis donnait, en présence de 70 présents, lecture du :

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RAPPORT MORAL 

La situation politique en France, comme en Europe est complexe, pleine de contradictions et d’interrogations sur l’avenir à court et moyen termes. A la veille des élections européennes, l’Europe sociale économique et politique est en crise. La Grande Bretagne peine a gérer son Brexit. La social démocratie et la droite libérales ont cogéré la Communauté européenne, pour la mettre à la merci de la finance internationale, qui a entrainé la dégradation, voire la disparition de nombreux services publics. La règle de l’unanimité des 27 rend improbable les réformes pour une justice sociale, concernant l’évasion ou l’optimisation fiscale.
Les délocalisations accentuent la désindustrialisation. Le système économique est en panne pour les plus défavorisés et le monde du travail, il est par contre très florissant pour les nantis, les actionnaires et leurs serviteurs. Les 26 plus grandes fortunes détiennent autant que 3 milliards des habitants les plus pauvres, soit ou 50% de la population mondiale. De même une dizaine de milliardaires détiennent 90% des médias français, avec des proportions équivalentes dans la plupart des pays capitalistes en Europe et dans le monde.

La défiance des peuples aux médias et aux politiques libérales s’accentue, mais ne se traduit pas dans les urnes par un vote en faveur d’un changement radical de système. Les « spécialistes » se bousculent dans les médias pour vanter le libéralisme et rendre incontournable ce modèle.

Contexte géopolitique international

Les nationalismes et la xénophobie engendrent des situations inquiétantes et incertaines en Europe et au Moyen-Orient (l’Italie avec Salvini ; la Hongrie avec Orban ; la situation syrienne et kurde, tiraillée par les rivalités entre Trump, Poutine, Erdogan et Netanyahou).

Le Yémen victime des bombardements de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. La Palestine qui est occupée depuis 70 ans. Le continent africain est dépouillé de ses ressources par les multinationales.

Tous ces conflits et guerres ont fait des millions de morts directs ou consécutifs à l’exode pour tenter d’en échapper. Trump a brandi la menace nucléaire sur la Corée du Nord. Il s’est retiré de l’accord sur le climat, comme de celui sur l’Iran et de la « non prolifération des armes nucléaires ».

Les deux premières puissances, USA et Chine sont en conflits économiques et technologiques permanents. La « cocotte » monde est en ébullition, l’ONU est en panne !

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Sur le continent américain la situation est inquiétante

Lors de notre assemblée de 2014, nous nous réjouissons de l’isolement des USA en Amérique latine et Caraïbes, avec les accords de coopération entre Cuba, le Venezuela, le Brésil, la Bolivie et autres, avec la Celac, l’Alba et le Mercosur. Optimisme avec le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les USA, après les accords bilatéraux entre Obama et Raoul Castro en décembre 2014, et la libération des derniers patriotes cubains emprisonnés. Puis l’espoir d’une fin du blocus, comme de la fermeture de la base de Guantanamo avec la restitution à Cuba de son territoire. Seulement 2 ans après son investiture à la présidence des Etats-Unis en janvier 2017, comme on pouvait le craindre, Trump ne cesse de détricoter les avancées d’Obama. L’ élection de Trump a galvanisé les droites du continent. Macri (centre droit) en Argentine ; Pinera (milliardaire conservateur) au chili, ont succédé à Kirchner et Bachelet en fin de mandat. ; le Mexique par contre a élu le socialiste Obrador pour remplacer Pena Nieto

Au Brésil : suite à la destitution de Dilma Roussef et l’emprisonnement de Lula par un processus judiciaire fomenté par la droite revancharde, le Brésil vient d’élire Jair Bolsanaro, nostalgique de la junte militaire, fasciste, homophobe. Bolsanaro doit beaucoup son élection aux évangélistes. La légalisation du port d’arme ne peut qu’inquiéter les démocrates de ce pays où la violence est légion (60 000 morts/an). Une des premières décisions de Bolsanaro a été de mettre fin à la coopération médicale entre Cuba et le Brésil, par le départ des 8000 médecins cubains.

Au Venezuela : après la mort de Chavez et sa succession par Nicolas Maduro en mars 2013, puis la crise économique et monétaire provoquée par la chute des cours du pétrole, aggravée par une pénurie commerciale organisée, et accentuée par les sanctions économiques des USA. Après l’échec d’un attentat contre le président Maduro en août 2018; la droite majoritaire au parlement, ne reconnait pas la légitimité de sa réélection en mai 2018 ( 67% des voix pour 46% de votants), sous le prétexte, que Maduro aurait été mal élu, alors qu’une partie de l’opposition de droite avait refusé de participer au vote pour mieux contester son résultat. Rappelons que D. Trump a été élu, avec moins d’électeurs que son adversaire (46,1% contre 48,2%) et 55,7% d’électeurs, Emmanuel Macron a été élu, bien que 12 millions d’inscrits ont refusé de se déplacer et plus de 4 millions de votants ont glissé un bulletin nul ou blanc. L’assemblée vénézuélienne est pourtant en infraction, car privée de ses pouvoirs par la déclaration d’outrage prononcée par la Cour suprême de justice pour avoir fait prêter serment à trois députés non élus. Néanmoins, le nouveau président de l’assemblée, élu depuis moins d’un mois, Juan Guaido, ce jeune extrémiste inconnu, s’est autoproclamé Président par intérim du Venezuela avec l’aval immédiat de l’administration Etatsunienne, soutenu par le groupe de Lima (une dizaine de pays voisins dont le Canada). Le parlement européen et Macron soutiennent ce coup d’état institutionnel. Ce dernier vient d’ailleurs de légitimer le pseudo président. Trump a même envisagé d’intervenir militairement pour appuyer les « putschistes ». Juan Guaido réclame l’aide humanitaire occidentale, mais approuve les sanctions économiques qui fragilisent le pays ; il est même favorable à l’intervention militaire US.

Aujourd’hui la situation est très critique et instable, chaque jour des éléments nouveaux rendent incertain le maintien de la république bolivarienne. Depuis des mois, les médias français et particulièrement la chaine Arte contestent régulièrement la légitimité de Maduro. On assiste à un véritable lynchage médiatique pour préparer l’opinion au renversement de son pouvoir exécutif. Le président Maduro et son gouvernement ont rejeté l’ultimatum à organiser une nouvelle élection présidentielle. Le gouvernement vénézuélien a obtenu samedi le soutien de sa souveraineté devant le Conseil de sécurité des Nations Unies ( ONU ), où 19 pays sur 35 ont exprimé leur opposition à l’ingérence dans les affaires intérieures de la nation sud-américaine et leur appui à un processus de dialogue entre les acteurs nationaux. Des négociations sous l’égide du Mexique et de l’Uruguay sont en cours pour trouver une issue positive et non violente à la crise en cours. Les grands groupes capitalistes multinationaux de ce nouveau colonialisme moderne, convoitent évidemment les ressources de la première réserve pétrolifère du monde, (comme tous les profits qu’ils peuvent tirer des mains d’œuvre et des sols des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine) quitte à « influencer ou manipuler » des élections pour faire élire des serviles serviteurs. Le risque de guerre civile n’est pas exclu.

Conséquences pour Cuba

La situation incertaine du Brésil et du Venezuela est inquiétante également pour Cuba. L’obsession des Etats-Unis et de ses alliés repose sur la présence à sa proximité d’un pays qui fait l’expérience unique au monde d’une politique économique qui tourne le dos à la sacro-sainte loi capitaliste du marché, en toute indépendance pour le seul intérêt de sa population. Il est capital pour eux que Cuba ne soit pas un modèle de réussite dans les domaines de droits humains, que sont l’éducation, la culture, la santé, le sport… Si des progrès ont été réalisés, dans ces domaines, ces dernières décennies pour les populations les plus défavorisées au Brésil, Venezuela, Bolivie entre autres, Cuba en est rendu responsable.

La Solidarité politique pour Cuba doit être la priorité de notre solidarité, pour mettre fin au blocus imposé depuis 1962, par les Etats-Unis, malgré les résolutions de l’ONU et le vote du 1er novembre pour lequel seul les USA et Israël ont voté contre sa levée. L’option de l’administration Etats-Unienne est toujours de renverser le gouvernement cubain; bien que Barak Obama ait affirmé le contraire lors du rétablissement des relations diplomatiques bilatérales en décembre 2014.
Le prétexte fallacieux du maintien du blocus, serait pour les Etats-Unis, le manque de démocratie et une violation des droits de l’Homme à Cuba. Cet argument est malheureusement partagé par nombre de pays européens, dont la France, avec le vote en novembre 2018 d’une résolution sur la situation des droits de l’homme à Cuba proposée par les élus de droite du parlement européen. Cette résolution adoptée à main levée, calquée sur les positions de Trump, est un appel au renversement du gouvernement cubain, elle conteste le caractère socialiste de la constitution cubaine et s’arroge le droit à donné des leçons de démocratie participative pour le référendum sur la réforme constitutionnelle prévu le 24 février, pour lequel plus de 8 millions de cubains ont été consultés par plus de 100 000 réunions. La motion mentionne également des sujets comme les relations entre l’église et l’état, la peine de mort (non appliquée à Cuba depuis 2003, mais constamment pratiquée aux USA) ; de même cette motion promeut les lauréats des prix Sakharov et les « femmes en blanc ». Evidemment, l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire a rejeté la résolution du Parlement Européen sur la réalité des droits humains à Cuba.

Dans une déclaration officielle, l’Assemblée Nationale cubaine a qualifié d'inacceptable cette résolution qui va à l'encontre des principes de respect, d'égalité et de réciprocité contenus dans l'Accord de Dialogue Politique et de Coopération signé entre Cuba et l'Union Européenne en septembre 2018, car elle présente un caractère interventionniste contraire aux principes du Droit International. Cette résolution contredit aussi Federica Mogherini vice présidente de l’UE, représentante des Affaires Étrangères qui a récemment déclaré, conformément au vote de l’ONU: L'UE mettra fin au blocus "obsolète et illégal" contre Cuba   « Le blocus n'est pas la solution. Il a pour seul effet d'aggraver la qualité de vie des femmes, des hommes et des enfants cubains » . Puis elle a souligné que la "seule" alternative au "désordre international" actuel est un ordre mondial "plus coopératif, plus juste et plus solidaire fondé sur le multilatéralisme".

On constate que l’UE souffle le chaud et le froid concernant Cuba.

Sous le prétexte du soutien de Cuba au pouvoir Vénézuélien, pour renforcer le blocus, les dernières menaces des Etats-Unis contre Cuba concernent la réactivation de la loi Helms Burton qui aggraverait encore le blocus par son exterritorialité et l’accaparement, via les tribunaux, par les anciens colons ou leurs descendants des biens perdus à la révolution. Cuba rejette énergiquement la menace d’activation du Titre III de la Loi Helms Burton. Pour mettre en cause le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba, Trump avait prétexté des attaques acoustiques sur le personnel de l’ambassade US à la Havane, entrainant le retrait de la moitié du personnel diplomatique à la Havane et le renvoi de 15 diplomates cubains du territoire US ; mesures suivies également par le Canada. Il s’avère aujourd’hui que ces nuisances sonores proviendraient du son de l’accouplement des grillons ! Ce qui prouve que, contrairement à notre monde pollué, les grillons et les abeilles survivent à Cuba .

Suite aux récents déplacements des ministres et du président Diaz Canel en Asie avec un passage par Paris, des accords avec la Russie, la Chine, la France…ont été signés. Les perspectives des échanges politiques et économiques avec le reste du monde sont plutôt optimistes.

  • Importations de matériels de transport ( camions éboueurs du japon, minibus de Russie, amélioration du réseau ferroviaire avec la SNCF) etc….

  • Modernisation des bâtiments hôteliers et aéroports…

Concernant la Solidarité matérielle, nous sommes toujours dans l’attente de propositions émanent des autorités cubaines ou de notre direction nationale.
Réjouissons nous que pendant l’année 2018, la situation climatique à Cuba a été moins touchée par les cyclones, hors mis la tempête tropicale qui à provoquée d’importantes inondation dans la région de La Havane au mois de décembre 2018. 2019 a mal commencé avec la tornade qui a touché la Havane le 27 janvier, entrainant 6 morts et 172 blessés, une collecte de solidarité a été lancée. Rappelons que nous avons versé plus de 15 000€ sur l’exercice 2017pour la solidarité notamment pour les cyclones Mattew (5 560€) et Irma (8 846€). Ce qui place notre comité comme principal contributeur en solidarité financière

La poursuite des projets avec le comité de Toulouse est toujours prévue, mais en attente.

Nous avons maintenu notre présence sur les fêtes populaires, les recettes suivent la baisse du pouvoir d’achat de notre public.

Le Venceremos a été publié trois fois en 2018, il représente avec les dépenses d’affranchissement postal une part importante de la cote part à 50% des cotisations. Le blog du comité est toujours accessible sur internet.

Relations avec les comités , direction nationale , ambassade et autres associations

L’AG nationale de France Cuba devait se tenir à St Denis les 16 et 17 mars ; ( le lieu et la date seront confirmées très rapidement). Notre comité sera représenté comme chaque année. Nous expédierons par mails ou courrier postal, le courrier pour le vote par procuration du comité directeur (Francis a été réelu en 2018 pour 2 ans, Josie est renouvelable et est présentée à nouveau par notre comité).

  • Une initiative est prévue en avril pour le 60ème anniversaire de la Révolution Cubaine

  • Un Voyage à cuba sera organisé en novembre par M.J. Castaing, pour les 500 ans de La Havane.

  • L’Icap pilote la brigade 2019 (2 semaines du 22 avril au 5 mai), j’ai quelques documents (programme et modalités d’inscription pour les intéressés).

Apré l'approbation des comptes de l'association, puis du renouvellement statutaire d'un 1/3 des membres du conseil d'administration, la journée s'est terminée par le déjeuner musical et le tirage de la tomnola traditionnelle...

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jeudi 10 janvier 2019

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vendredi 4 janvier 2019

POUR LA FIN DU BLOCUS CONTRE CUBA

bloqueo+a+cubaPour la 27eme fois depuis 1992, le 1er novembre 2018 l'Assemblée générale des Nations Unies a voté oui pour la résolution « Pour mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba »

Elle a rassemblé 189 voix contre deux (USA et Israël ); les huit amendements portés par les USA ont été repoussés.

Bien que politiquement isolés sur le plan international, les Etats-Unis de Trump, continuent de détricoter les quelques mesures positives prises par B.Obama notamment par l’établissement d’une nouvelle liste des entités cubaines avec lesquelles les compagnies nord-américaines se verront interdire toute transaction commerciale avec les secteurs de la défense et de la sécurité nationale de Cuba.

« L'intensification du blocus de Cuba s'est accompagnée d'une rhétorique agressive, menaçante, irrespectueuse et de contraintes de la part des plus hauts niveaux de l'administration américaine » « Les mesures américaines ont provoqué une diminution considérable des visites en provenance des États-Unis et mis en difficulté nos entreprises cubaines, » dénonce le gouvernement cubain.

Outre les gigantesques conséquences financières* depuis près de 60 ans de blocus, Cuba souffre de l’impossibilité d’acquérir normalement les produits alimentaires, médicaux et de consommation courante, comme ceux de haute technologie. Malgré cela, les soins à la santé, l’éducation de la petite enfance à l’université, le sport sont gratuitement à la disposition pour tout le peuple; performances reconnues internationalement.

Comme les guerres, les blocus pour affamer les peuples sont des crimes contre l’Humanité. Les sanctions financières sont les moyens modernes des tout-puissants pour empêcher les peuples de déterminer souverainement leur propre destin et expérience originale. A cela s’ajoute la guerre médiatique et les manœuvre juridiques à la disposition de ces tout-puissants.Le Venezuela, le Brésil, l’Iran, le Yémen, la Palestine, la Grèce, et même la Russie et l’Italie…. sont les terrains de jeux du système dominateur de la finance internationale.

Que deviendraient nos différents départements insulaires français, déjà précarisés, si un blocus équivalent leurs était appliqué ?

Si Cuba a pu résister depuis un demi-siècle, avec des périodes de sacrifices et de difficultés pour la population, c’est certainement que son système politique et économique a le soutien de la grande majorité de son peuple.

 *Le blocus des États-Unis a fait perdre 4,321 milliards de dollars à Cuba, entre avril 2017 et mars de cette année, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères de l'île.

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mardi 4 septembre 2018

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jeudi 26 juillet 2018

26 JUILLET 2018 À MONTPELLIER

 

 

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À Montpellier, comme tous les ans, à l'appel de France Cuba Hérault le 26 juillet 2018, jour de la fête nationale cubaine, c'est tenu un rassemblement devant la statue de José Marti. Hugues Bousquet, vice-président de France Cuba Hérault  a rendu un hommage à Cuba et à son peuple en présence de Maud Bodkin conseillère municipale de Montpellier représentant le maire de cette ville Philippe Saurel, des représentants de Montpellier Cuba solidarité et de la Libre Pensée Héraultaise. Maud Bodkin a souligné l'importance des liens qui doivent exister, par delà les gouvernants, entre les pays et leur population respective.

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Trois gerbes ont été déposées par France Cuba hérault, la Ville de Montpellier et  Montpellier Cuba solidarité

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En cette journée du 26 juillet 2018, fête nationale du Peuple cubain, comment devant ce buste de José Marti, poète, écrivain, journaliste, homme politique et révolutionnaire cubain, ne pas rappeler qu’il consacra sa vie à la fin du XIX siècle à l’indépendance de Cuba ? Officier dans l'armée des généraux Maceo et Gomez en lutte contre l’armée coloniale de l'Espagne, il montra l'exemple suprême le 19 mai 1895 lors de la Bataille de Dos Rios.en tombant à 42 ans, les armes à la main. Comment aussi ne pas faire un rapprochement avec la vie et la mort de Che Guevarra ?

Les écrits de José Marti, dénonciateur de la politique impérialiste naissante des États Unis envers les pays de l’Amérique Latine, auront une influence majeure sur Fidel Castro et ses compagnons. Aujourd’hui, face à Trump qui maintient, bec et ongles, et même qui renforce un blocus économique inique contre Cuba, José Marti proclamé « Apôtre de l’indépendance » demeure un exemple de ténacité révolutionnaire pour les Cubains, et même pour d’autres peuples opprimés.

Peu de jour après la disparition de Fidel Castro, les experts nous expliquaient doctement dans les médias que la fin du socialisme cubain n’était qu’une question de jours. Quelques mois après, avec le départ de Raul Castro, les mêmes reprenaient et commençaient une campagne calomnieuse contre Miguel Diaz Bernudez, nouveau pré­sident du Conseil d’État et du Conseil des ministres. Sa jeunesse, sa simplicité ne pouvaient qu’exciter ces chiens de garde du capitalisme.

Aujourd’hui, les Cubains commémorent et n’oublient pas le 26 juillet 1953. Jour où des jeunes, épris de liberté, avec à leur tête Fidel Castro, se lancèrent à l’assaut de la dictature d’un général félon ami des USA, Fulgencio Bautista. C’est massivement qu’ils le font dans toutes les villes cubaines...

Cuba et son peuple résistent à un blocus économique, commercial et financier appliqué sans faille par les États-Unis et qui dure depuis 1961. Au sein de l’organisation des Nations Unis, 191 pays se sont prononcésfin 2017 pour la levée du blocus. Seul deux pays, les États-Unis et Israël ont voté contre , deux votes piétinant le droit international par deux pays ayant des gouvernants s’y connaissant en la matière.

France Cuba Hérault continuera - avec d'autres associations - sa solidarité concrete avec les cubains à travers des participations financières pour des réaliser des projets dans les domaines économiques et sociaux. Nous poursuivrons à dire la réalité cubaine, ses succès souvent minorés, cachés par les médias et aussi ses difficultés… rien n'est facile et simple pour un pays pratiquant une politique de justice sociale, de santé, de logements, d'éducation et de culture pour tous… avec un grand pays voisin qui tente depuis des dizaines d’années de l’étouffer.

Alors encore une fois, en ce 26 juillet 2018 :   « VIVA CUBA ! HASTA LA VICTORIA ! SIEMPRE ! VENCEREMOS ! »

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lundi 25 juin 2018

JEUDI 26 JUILLET 2018 - 11h - À MONTPELLIER

Jour de fête nationale à Cuba, an­niversaire de l’attaque de la caserne « Moncada » à Santiago le 26 juillet 1953,

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11h : prise de parole et banderoles et dépôt d’une gerbe devant la statue de José Marti, bd Louis Blanc (Couventdes Ursulines à Montpellier).

 

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CUBA SOCIALISTE CONTINUE !

P1040834r 1À la mort de Fidel Castro les médias pronostiquaient, dans les jours qui sui­vaient, la fin de « Cuba socialista ». Au re­trait de Raul Castro, les journa­listes, lisant l’avenir de Cuba dans le marc de café concocté dans les couloirs de la Maison blanche et de la CIA nous rever­saient la même soupe anti-cubaine. Miguel Diaz Bernudez, nouveau pré­sident du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à leurs yeux, ne peut-être qu’un dic­tateur, néfaste pour le peuple cubain. France Cuba n’a jamais caché les difficultés et tra­vers de la société ; là rien d’étonnant car ceux-ci sont réguliè­rement et depuis long­temps mis sur la place publique à tra­vers les médias cubains. Si certains sont corrigés, d’autres demeurent car ils sont les conséquences d’un blocus accen­tué par Trump, « un idiot complétement cinglé » comme le nomme avec un certain humour l’acteur Robert de Niro.

Mais nous savons bien que ce président représente et ap­plique la politique d’une branche réactionnaire au possible du capitalisme américain et des milieux d’extrême droite états-unien. D’où la nécessité de notre association de continuer ses actions d’explications sur la réalité cubaine et sa solidarité maté­rielle. C’est dans ce cadre que les amis de Cuba socialiste se retrouveront le jeudi 26 juillet, comme tous les ans, devant la statue de José Marti à Montpellier.

Avec un peu de retard nous publions ci-après un article du journal Granma sur Miguel Diaz Bernudez :

« Le 24 février 2013, Raul Castro avait annoncé que ce serait son deuxième et dernier mandat. L’Assemblée Natio­nale du Pouvoir Populaire a élu, le 19 avril dernier, Miguel Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres. Dans le même temps, Salvador Valdés Mesa, a été élu premier vice-président des mêmes instances.

 Miguel Diaz-Canel a un parcours professionnel de près de 35 ans. Diplômé en ingénierie électronique, il a travaillé dans cette branche et exercé comme professeur à la Faculté de génie électrique de Las Villas. Membre de la direction de l’Union des Jeunes Communistes jusqu’à sa nomination au travail professionnel au sein du Parti Communiste. Il est membre du Comité central du Parti depuis 1991 et il a été élu au Bureau politique, il y a 15 ans. En 2009, il a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur et en 2012 vice-président du Conseil des ministres chargé de l’éduca­tion, de la science, du sport et de la culture. En 2013, il a été élu vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres. Dans son discours de clôture de la session constitutive de la 9ème législature de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Popu­laire, Raul Castro signale que « le camarade Miguel Diaz-Canel n’est pas un candidat improvisé ; au fil des années il a fait preuve de maturité, de capacité de travail, de solidité idéologique, de sensibilité politique, d’engagement et de loyauté envers la Révolution. Son accession à la plus haute responsabilité de l’État et du gouvernement de la nation n’est ni le fruit du hasard ni de la précipitation. »

L’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire a également élu Salvador Valdés Mesa, Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, ingénieur agro­nome et ancien secrétaire général de la Confédération des Travailleurs Cubains (CTC) de 2006 à 2013. Il est membre du Comité central du Parti Communiste depuis 1991 et de son Bureau politique depuis 2006. Le Conseil D’état a été renouvelé à 42% et les femmes re­présentent 48,4% de cette instance et 53,22% des députés à l’Assemblée nationale ; trois femmes ont été élues vice-présidente du Conseil d’État. Raul Castro continuera à exercer les fonctions de Premier secrétaire du Comité cen­tral du Parti Communiste jusqu’en 2021, lors de la tenue du 8ème congrès et a dit « jusqu’à la fin du processus de transfert progressif et ordonné des principales responsabi­lités aux nouvelles générations ».

miguel_diaz-canel_bermudezDans son discours à l’Assemble Générale du Pouvoir Popu­laire, le 19 avril, Miguel Diaz-Canel a déclaré : « Nous vivons dans une conjoncture mondiale caractérisée par des menaces croissantes contre la paix et la sécurité, des guerres d’intervention, des menaces à la survie de l’espèce humaine et un ordre économique international injuste et excluant. La politique extérieure de Cuba restera inchan­gée et nous réaffirmons que personne ne parviendra à af­faiblir la Révolution, ni à soumettre le peuple cubain, parce que Cuba ne fait pas de concession sur sa souverai­neté et son indépendance ; elle ne négociera pas sur des principes et n’acceptera aucune condition. Nous ne céde­rons jamais face aux pressions ou aux menaces. C’est le peuple cubain qui continuera à décider en toute souverai­neté des changements qui s’avèreront nécessaires. Dans cette législature il n’y aura pas de place pour ceux qui as­pirent à la restauration capitaliste. Cette législature défen­dra la Révolution et poursuivra le perfectionnement du so­cialisme. Insistant sur les valeurs transmises par Fidel à travers son concept de révolution, Miguel Diaz-Canel affirme : « Nous n’oublions pas une seconde que la Révo­lution est unité, indépendance, c’est lutter pour nos rêves de justice pour Cuba et le monde, qui est à la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationa­lisme ». Cuba résiste depuis plus de 50 ans sans se soumettre au blocus économique, commercial, politique et médiatique.

France Cuba Hérault sera toujours au côté du peuple cubain et de ses dirigeants contre le blocus, pour la fermeture de la prison de Guantanamo et le retour du territoire à Cuba et pour faire connaître la vérité contre les médias à la solde du capitalisme.

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2018

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 DSC_0607L’assemblée générale de notre association s’est tenue en présence de Yurielkis Sarduy Martinez, Première secrétaire de l’ambassade de Cuba, Didier Philippe, président de France Cuba, Régis Vandeweghe vice-président de France Cuba National. En ouverture, fût projeté un film sur Fidel produit par le Comité du Val d’Oise.
Le rapport moral du président Alain Berthelemy, celui des activités de Francis Plantier et le rapport financier du trésorier Francis Occhuizzi fûrent votés à l’unanimité. Dans son intervention, Didier Philippe remercie notre comité pour le don versé en solidarité après le passage de l’ouragan Irma. Il précise que dix mois après, les déplacements étaient encore difficiles, douze provinces sur quinze ont été touchées. Il intervient également sur l’indispensable présence de notre stand à la fête de l’Humanité. Il insiste sur le rôle des médias nationaux et internationaux. « France Cuba a un rôle d’information pour rétablir la vérité ».

L’accord Union Européenne-Cuba a été mis en œuvre provisoirement le 1er novembre 2017. Il doit être ratifié par les Parlements nationaux. France Cuba doit rencontrer les représentants du Sénat et de l’Assemblée nationale pour que la France ratifie rapidement cet accord. Il précise que seront commémorés cette année, le 90ème anniversaire de la naissance du Che en juin, le 150 ème anniversaire (10 octobre 1868) de la première guerre d’indépendance et le 1er janvier 2019, le 60 ème anniversaire de la victoire de la Révolution. De la discussion émane l’organisation d’une journée pour cette commémoration.

INTERVENTION D’URIELKIS SARDUY MARTINEZ, PREMIÈRE SECRÉTAIRE DE L’AMBASSADE DE CUBA, RESPONSABLE DES AFFAIRES POLITIQUES
Nous ne pouvons que nous féliciter de la présence à Béziers de madame Yurielkis Sarduy et remercier monsieur l’ambassadeur d’avoir permis sa venue à notre assemblée générale du 18 février dernier. Sa présence ainsi que celle de Didier Philippe, président de France Cuba, ont été unanimement appréciées.
Dans son intervention, elle n’a éludé aucune des questions politiques auxquelles est confronté Cuba socialiste, les progrès accomplis, comme les difficultés, sans langue de bois. Elle a développé plusieurs sujets et notamment :
- Irma, le plus puissant ouragan de l’Atlantique, qui a frappé tout le pays et qui a occasionné des dégâts matériels considérables évalués à 13 milliards de pesos. Notre comité a activement participé à la solidarité avec le peuple cubain, parmi les nombreux soutiens du monde entier. Elle ajoute que dans le même temps Cuba a envoyé des médecins en Martinique.
- 2017 a connu une forte augmentation du PIB ; 2018 devrait connaître une croissance de 2%. Pour résoudre l’ensemble des problèmes posés à l’île, il faut 6 à 8% de progression économique. Le secteur touristique est en nette progression notamment avec les États-Unis, 600 000 voyageurs, mais Trump durcit les conditions de voyage.
- Depuis 2011, Cuba actualise son modèle économique et l’un des aspects les plus importants est l’élimination de la dualité monétaire qui entraîne des difficultés liées aux contextes;
- Les élections de 2018 vont amener une nouvelle génération au pouvoir qui va continuer le processus. Le 11 mars 2018 élection des députés à l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire et le 10 avril, élection du Conseil d’État qui élit le président. Raul Castro ne se représente pas et la question de deux mandats est posée. - Cuba vit une période de désinformation de la part de l’essentiel des médias. « La jeune génération n’est pas en capacité de poursuivre la Révolution historique », question éminemment politique posée au peuple cubain lui-même.
- Le blocus, si Obama avait reconnu que le blocus n’a pas permis de supprimer Cuba socialiste, les États-Unis étaient isolés dans la région. L’élection de Trump rend la situation encore plus difficile aujourd’hui. Pour rappel, sur 193 pays membre de l’Assemblée générale de l’ONU, seul deux (États-Unis et Israël) se sont opposés à la levée du blocus, au nom sans doute de la « liberté » du capital de piller la planète et d’asservir les peuples. Cuba essaie de travailler avec des banques qui n’ont pas de relations avec les États-Unis.
- Cuba était le seul pays d’Amérique Latine qui n’avait pas d’accord écrit avec l’Union Européenne. C’est fait, et depuis le 1er novembre 2017, il est mis en œuvre de manière provisoire jusqu’à ratification par les parlements nationaux ; seuls six articles sur 89 doivent être ratifiés. Yurielkis met l’accent sur le rôle joué par Fédérica Moghérini, secrétaire aux Affaires extérieures de l’Union Européenne et souligne le développement des liens économiques et commerciaux avec le gouvernement Hollande.
- Yurielkis insiste sur l’espérance de vie à Cuba, sur le taux de mortalité infantile, sur la coopération à l’étranger, quarante mille coopérants, médecins et autres, ainsi que la mise en œuvre de la méthode d’alphabétisation cubaine « oui je peux » dans divers pays. Progrès et difficultés, ombres et lumières, le chemin de l’émancipation depuis bientôt 60 ans face à l’impérialisme
est un combat quotidien. Une île et son peuple de 11 millions d’habitants démontrent qu’un autre possible que l’exploitation capitaliste est à l’ordre du jour et une réalité. Le combat de classe n’en est que plus rude. Lorsque l’on voit où en est Cuba en matière de santé et d’enseignement notamment, une question surgit « Où en serait Cuba socialiste sans le blocus assassin qui dure depuis plus d’un demi- siècle ? ».
Nous devons porter cette question de fond avec détermination. Notre solidarité matérielle, financière, est aussi une solidarité politique.
HASTA LA VICTORIA, SIEMPRE !

DSC_0624RAPPORT MORAL 2017 DU PRÉSIDENT ALAIN BERTHELEMY
Les 14 mois écoulés, du premier novembre 2016 au 31 décembre 2017, seront donc l’objet de cette assemblée pour faire le bilan de l’exercice écoulé et préparer l’activté de l’année en cours. Le temps passe très vite, le CA élu n’a pas ménagé ses efforts pour tenir un bon niveau d’activité, et ce malgré les aléas de santé de quelques membres du bureau.
Rappel des évènements majeurs depuis la dernière AG du 6 novembre 2016

  1. La mort de Fidel le 25 novembre 2016
  2. L’élection de Trump le 8 novembre 2016
  3. Les cyclones Matthew à l’automne 2016, puis Irma en septembre 2017
  4. Une situation internationale défavorable en Amérique Latine et particulièrement les tentatives de déstabilisation du Venezuela

Sur tous ces sujets, France Cuba, et particulièrement notre comité a un devoir de solidarité et que nous communiquons à nos adhérents et à un plus large public grâce à nos initiatives et nos modestes moyens d’information. La présence de Didier et de Yuri nous permet de renforcer nos liens avec la direction nationale et l’ambassade ; ils nous donneront plus de précision sur la santé de l’association et sur l’actualité cubaine. Cela me permet de présenter un rapport plus succinct pour éviter la redondance des différents rapports. Néanmoins je suis obligé d’évoquer sommairement les points cités précédemment. L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis a créé un choc et une réprobation très large sur l’ensemble de la planète (à quelques exceptions près de l’extrême droite, notamment le maire de Béziers). L’imprévisibilité du personnage et sa volonté d’effacer les décisions et quelques avancées prises par son prédécesseur B. Obama, ne peuvent que nous inquiéter concernant la nouvelle politique états-unienne vis-à-vis de Cuba. Son récent discours au Congrès confirme que la restitution du territoire de Guantanamo à Cuba n’est pas à l’ordre du jour. Les relations diplomatiques USA/CUBA amorcées en fin de mandat d’Obama et les espoirs d’une réelle levée du blocus sont l’objet de beaucoup d’incertitudes ; l’épisode du soi-disant rayonnement électromagnétique dans l’ambassade US à La Havane a servi de prétexte pour discréditer le processus engagé en décembre 2014. Certes Cuba est habitué depuis un demi-siècle à la volteface des différentes administrations états-uniennes (Fidel a cependant résisté à douze présidents démocrates ou républicains).
Si les relations avec l’Europe se sont améliorées, notamment avec sa représentante Federica Maghérini , l’Europe, et en particulier la France, a tendance à se ranger, au delà des mots sur la position états-unienne, par exemple au sujet du Venezuela.
Pendant cette dernière période les reportages télévisés sur Cuba ont souffert de moins d’attaques systématiques et caricaturales. Quelques uns, diffusés sur les chaines publiques, ont donné une image plutôt positive sur la vie cubaine et nous invitent à préparer un prochain voyage à Cuba. Si les médias ont épargné Cuba, ils se sont, par contre, acharné sur le Venezuela. Dans l’ensemble des pays d’Amérique latine, la politique sociale, la démocratie participative et la redistribution des ressources ont permis à l’ensemble de la population de bénéficier d’énormes progrès concernant la santé, l’éducation et le niveau de vie ,sans comparaison avec la situation dans la majorité des pays d’Afrique ou d’Asie, et même pour les populations défavorisées des pays riches, notamment du Moyen Orient où les droits humains sont bafoués.
La situation au Venezuela est difficile et fragile, elle affecte fortement Cuba et toute l’Alliance bolivarienne. La richesse pétrolifère du sous-sol vénézuélien est évidemment un objectif pour les USA et ses alliés des pétro-monarchies, qui par la baisse des cours du pétrole ont affaibli leurs principales cibles, le Venezuela et la Russie particulièrement.
La perte, ces dernières décennies, de la souveraineté des USA sur l’Amérique latine, a entrainé de nombreuses manœuvres, voire coup d’état notamment en Honduras, par la manipulation et le financement de dissidences d’extrême-droite pour remettre en cause les processus démocratiques, d’où l’avenir incertain et fragile du Brésil, du Chili, du Venezuela, de l’Équateur, de l’Argentine, de la Bolivie, j’en oublie certainement. Cuba n’est pas à l’abri de ce processus puisque les États-Unis continuent de financer très largement de nombreuses officines (une trentaine perçoivent de quelques dizaines à des centaines de milliers de dollars) pour alimenter et promouvoir une dissidence qualifiée de « société civile » ayant les faveurs de nos médias occidentaux. La population cubaine est sûrement mieux armée pour affronter le risque d’une contre-révolution souhaitée et organisée par son impérial voisin, même si les déclarations d’Obama affirmaient le contraire à l’issue des accords de décembre 2014. La liberté de la presse est le cheval de bataille de nos médias sur Cuba pour faire croire à une dictature. Alors que dans ce monde en guerre, avec son lot de bombardements aveugles et injustifiés où plus de 2300 journalistes et professionnels des médias ont trouvé la mort depuis 1990, à Cuba aucune disparition ni meurtre n’est adéplorer. Cela n’empêche pas RSF de classer Cuba en fin de peloton des pays les plus dangereux pour le journalisme après l’Irak, la Turquie ou le Mexique. Comprenne qui pourra !
La mort de Fidel, même si elle était prévisible compte tenu de son état de santé, a bouleversé tout le peuple cubain. Le Commandante est, et restera, à l’instar de José Marti, le père de la Révolution cubaine, ses funérailles populaires et la reconnaissance internationale en témoignent.
À Cuba, les élections des délégués aux assemblées municipales du pouvoir populaire ont eu lieu le 17 décembre 2017. Elles ont précédé les élections législatives du 11 mars prochain. L’Assemblée nationale élira les membres du Conseil d’État, qui nommera son président pour exercer la fonction de chef d’État à partir du 19 avri 2018. Raoul Castro a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, après la succession de Fidel en 2008.
Contrairement à la rumeur populaire, le blocus est toujours en vigueur depuis maintenant 56 ans, malgré le vote du 1er novembre 2017 à l’Assemblée générale des Nations Unies. La résolution « pour mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba » a rassemblé 191 voix contre deux (USA et Israël qui s’étaient abstenus en 2016). Les blocus sont des crimes contre l’humanité perpétrés pour nuire à la population civile, qu’ils visent Gaza, le Yémen ou Cuba. Les murs et les frontières barbelées contre les populations doivent s’ouvrir, comme elles se sont ouvertes uniquement pour le commerce et la fuite des capitaux au seul bénéfice d’un système oligarchique et capitaliste.
En plus de subir le blocus, bien qu’en pointe pour la préservation écologique de son territoire et du littoral, les scientifiques le reconnaissent, Cuba est régulièrement victime du dérèglement climatique à travers les ouragans et cyclones. Nous avons participé aux collectes de solidarité pour les deux derniers cyclones notre comité a versé plus de 15 000 euros (y compris les dons personnels) aux collectes nationales de solidarité. Matthews à l’automne 2016 dans la région de Guantanamo où la ville de Baracoa fut détruite à 90%, sans faire de victimes, mais avec d’énormes dommages pour la population, la production de
café et de cacao. Puis Irma en septembre dernier quitouché 12 provinces du littoral nord du pays, de Matanzas à la Havane en passant par les Cayos, avec dix pertes humaines, malgré l’organisation exemplaire des secours. Les dégâts ont été estimés à 13 milliards de CUC. Pour Baracoa nous avons participé à part égale de 1500€ au projet du comité de Toulouse par l’achat sur place de climatiseurs destinés à  la polyclinique « Hermanos Tamayo ». Nous gardons le contact avec le comité toulousain pour renouveler cette forme de solidarité. De même que nous avons toujours répondu favorablementtoutes les propositions du Comité national. Le tourisme est en constante progression depuis quelques années, avec près de 2,7 milliards d’euros de recettes,représente le deuxième secteur économique pour le pays. Bien que le coût des séjours soit relativement élevé, près de 4,7 millions de visiteurs étrangers se sont rendusCuba ces douze derniers mois, près de 187 000 Français sont allés à Cuba en 2016 (7e rang des visiteurs étrangers, loin derrière les 1,3 millions de Canadiens). Pour ceux qui envisagent de visiter Cuba, je les invite à prendre contact avec Marie Josée Castaing.
La dualité interne des monnaies affecte l’économie et le commerce, elle demeure un objectif difficile à résoudre et prendra du temps. Elle entraine des inégalités et des pratiques à la marge de la légalité (combines, marché noir ou corruption) communes à de très nombreux pays touristiques.
Complément de la revue nationale Cuba SI, notre revue Venceremos relate l’activité de notre comité, avec une parution moyenne de 3/an. Sa présentation couleurs rend plus agréable sa lecture, mais augmente le coût de chaque exemplaire (entre 1 et 2 € avec les frais postaux). Le blog est également un bon complément aux périodiques imprimés, nous vous invitons à le consulter régulièrement. Nous maintenons nos effectifs, les nouvelles adhésions compensent les quelques départs naturels pour une association de solidarité. Pour la tombola, nous avons tiré 800 billets, elle permet de financer en partie les frais de cette assemblée générale.


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mardi 9 janvier 2018

voeux 2018 FCH INTERIEUR

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dimanche 8 octobre 2017

À BÉZIERS - "ROUGES ANNÉES"

invitation rouges années

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